{UAH} OUTRAGE OVER MURDER OF TWO SPECIAL ENVOYS OF RFI IN MALI {English translation at the bottom of the piece}
Indignation après l'assassinat de deux envoyés spéciaux de RFI au Mali
Claude Verlon et Ghislaine Dupont à Kidal au Mali, en juillet dernier.
RFI
Par RFI
Les réactions sont nombreuses après l'enlèvement et l'exécution, samedi 2 novembre 2013, de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux envoyés spéciaux de RFI à Kidal, au nord-ouest du Mali. L'annonce de leur décès a plongé la rédaction de RFI dans une profonde tristesse et suscité une vague d'émotion en France. Le président François Hollande a exprimé son « indignation à l'égard de cet acte odieux ». Le parquet de Paris a, lui, annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour enlèvement et séquestration suivis de meurtres en lien avec une entreprise terroriste.
« Nous nous inclinons devant la mémoire de nos deux confrères morts dans l'exercice de leur fonction. Les auteurs de cet acte grave ne doivent pas rester impunis. Les nouvelles autorités maliennes ont la nécessaire obligation de mener une enquête pour arrêter les coupables, mais surtout de renforcer la sécurité au nord du pays pour que les journalistes du Mali et d'ailleurs, puissent continuer à s'y rendre pour faire leur travail dans la sérénité au nom du droit du public à l'information », a déclaré Gabriel Baglo, directeur Afrique de la Fédération internationale des journalistes.
« L'exécution sommaire des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, est un acte innommable et révoltant. Que des journalistes qui ont le courage de couvrir une zone comme la région de Kidal se retrouvent abattus froidement à la sortie d'une interview, ça ne suscite pas seulement l'indignation, mais un profond dégoût », a pour sa part réagi Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.
« Nous condamnons avec la dernière énergie ce double assassinat qui montre malheureusement l'Etat de non droit qui règne encore dans le nord du Mali. Cet assassinat est non seulement un acte criminel mais un acte terroriste, destiné à intimider les regards extérieurs », considère Reporters sans frontières.
L'Union des clubs de la presse de France et francophones (UCP2F) est, quant à elle, « sous le choc ». « C'est un véritable sentiment d'indignation, de consternation et de révolte qui nous anime suite à l'assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, écrit le président de l'UCP2F, Karl Sivatte. Ce crime est l'expression pure et simple de la barbarie de ceux qui l'ont commis. Cette douloureuse circonstance vient nous rappeler que la mission d'informer et la Liberté de la presse ne sont pas des acquis. »
Détermination du Mali et de la France contre le terrorisme
Le président français François Hollande a exprimé « son indignation à l'égard de cet acte odieux ». S'associant à la douleur des familles, il a adressé « un message de solidarité à toute la rédaction de RFI ». Dans la soirée, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta a appelé son homologue français, François Hollande, pour lui adresser « les condoléances du peuple malien, à la suite de l'assassinat des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon ». Les deux présidents ont affirmé leur détermination à « poursuivre sans relâche la lutte contre les groupes terroristes qui restent présents au nord du Mali. Les meurtres odieux commis aujourd'hui à Kidal ne peuvent que renforcer la détermination des deux Etats à poursuivre et à remporter ce combat commun contre le terrorisme », selon un communiqué de l'Elysée publié dans la soirée.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et au gouvernement français. Dans un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche, les 15 membres condamnent l'assassinat de nos deux confrères. Le Conseil de sécurité qui rappelle que « les journalistes, les médias professionnels et les personnes qui y sont associées, engagés sur les théâtres de conflits armés, sont considérés généralement comme des civils et doivent être respectés et protégés en tant que tels. » Selon le communiqué adopté à l'unanimité, les 15 membres appellent le gouvernement malien à « enquêter rapidement » sur cette affaire et « à traduire les criminels devant la justice ». La condamnation est forte : le Conseil de sécurité parle d' « acte de terrorisme », des actes « criminels et injustifiables ».
Maître Sidiki Kaba, ministre de la Justice sénégalais et ancien président de la FIDH, a également exprimé ses condoléances à RFI. « Je suis triste et choqué et espère que les assassins seront arrêtés et rendront compte devant la justice », a-t-il déclaré.
Edem Kodjo, ancien Premier ministre du Togo et ancien secrétaire général de l'OUA, dit son « indignation » devant « l'assassinat lâche et odieux » des deux envoyés spéciaux de RFI au Mali. Au nom de la Fondation Pax Africana, dont il est président, Edem Kodjo exprime son « soutien à la grande famille des journalistes de RFI qui, au péril de leurs vies, apportent chaque jour, un peu d'humanité dans ces zones déchirées par des conflits fratricides ».
Marc Mapingou, communicant international, ancien directeur de campagne et conseiller du président Pascal Lissouba du Congo Brazzaville, s'est dit lui aussi ému et triste en apprenant la nouvelle :
«J'ai été personnellement touché par la disparition de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon. Lors des élections du Mali, j'ai pu mesurer leur courage, et leur détermination dans la recherche de l'information lorsqu'ils m'ont demandé de favoriser leur premier voyage à Kidal dans l'avion du candidat Dramane Dembelé pour lequel je fus conseiller spécial chargé des opérations stratégiques aux élections présidentielles. Je suis très ému ce soir, et j'exprime ici ma sympathie attristée à tous les journalistes de RFI ainsi qu'aux familles de nos deux amis. Puisse leur courage, et leur passion pour leur métier, servir d'exemple à tous ceux qui caressent le rêve d'un monde où la paix, et l'amour devraient être les valeurs les mieux partagées. Je garde pour Ghislaine et Claude le souvenir de discussions constructives que nous avions eues à Bamako pour une Afrique qu'ils ont tant aimé. Leurs voix continueront à retentir dans nos coeurs ».
Pour sa part, la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, a elle fait part de « sa profonde tristesse » devant « cet assassinat odieux », selon l'un de ses porte-parole.
Les réactions ont ainsi été nombreuses, notamment dans la classe politique française. « Les journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon, premiers sur le terrain à rendre compte, à analyser et à témoigner ont été lâchement pris pour cible, alors qu'ils ne faisaient là que leur métier. Je sais que les services de l'Etat français, en lien avec les autorités maliennes, mettront tout en œuvre pour connaître les circonstances de ce drame », écrit dans un communiqué Claude Bartolone, le président (PS) de l'Assemblée nationale.
Exprimant sa « consternation », Aurélie Filipetti, ministre française de la Culture et de la Communication, exprime ses pensées aux familles de nos deux confrères. « C'est une atteinte très lourde à la liberté d'informer. Une liberté précieuse, indispensable dans toute démocratie et ils faisaient leur travail. Et ils le faisaient bien. Ils le faisaient pour défendre la liberté, partout dans le monde. C'est vraiment une immense perte que la perte de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon », a déclaré la ministre au micro de RFI. « Je crois qu'il faut continuer, ne renoncer à rien, surtout. On ne fermera pas la bouche de RFI. On ne fermera pas la bouche de la liberté d'information. Les journalistes continueront, et les journalistes français en particulier, à faire leur travail », a-t-elle jugé. « Ces deux morts tragiques nous ont rappelé à quel point l'indépendance, la liberté de la presse sont des valeurs incontournables, mais, malheureusement, sont souvent prises comme cible par les barbaries et les terrorismes de tous acabits. »
« Ces crimes odieux ajoutent au lourd tribut payé par les journalistes qui - avec un courage et un sens du devoir qui méritent notre plus grand respect - se rendent sur des terrains dangereux pour nous informer », a déclaré pour sa part Martine Aubry, maire (PS) de Lille. « Cet acte barbare appelle plus que jamais les pays d'Afrique de l'Ouest, l'Europe et la France à intensifier leurs efforts afin de parvenir à la paix et au développement dont la condition première demeure l'éradication du terrorisme », estime Razzy Hammadi, député socialiste qui préside le groupe d'amitié France-Mali à l'Assemblée nationale.
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, juge quant à lui que « ce crime trahit la barbarie de ceux qui l'ont commis, comme il démontre l'idéologie fanatique et mortifère qui les habite ». Il plaide pour que « la liberté de la presse, si chère a nos deux compatriotes décédés [soit] défendue en tout lieu et en tout temps. »
L'ex-ministre des Affaires étrangères Michel Barnier a fait part de sa tristesse. « Je pense d'ailleurs à d'autres journalistes de RFI, Johanne Sutton, Jean Hélène qui ont disparu dans d'autres circonstances tragiques », a-t-il déclaré. « C'est l'occasion pour moi de saluer le courage de ces journalistes, sachant les risques qu'ils prennent, parce qu'ils le font pour une certaine idée de l'information, une certaine idée de la démocratie. S'agissant de RFI, c'est aussi encore plus particulier avec le lien qu'ils établissent, qu'ils maintiennent avec toute la communauté des journalistes africains. Je souhaite que toutes les équipes de RFI, qui font un formidable travail, ne se découragent pas, qu'ils maintiennent cette voix vivante et forte »
Rama Yade, ancienne secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, évoque sur Twitter une « tragédie brutale et immense » et exprime ses « pensées tristes pour les familles et RFI ».
« Ghislaine et Claude faisaient partie de ces brillants journalistes auxquels on est si attachés pour mener ce combat pour les droits de l'homme », a pour sa part réagi Jean-Marie Fardeau, directeur du bureau France de l'organisation de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch. Appelant à une enquête indépendante, il appelle par ailleurs à l'application de la justice : « Il faut absolument trouver ceux qui ont fait ça et en finir avec la culture de l'impunité qui, malheureusement, a trop marqué le Mali depuis des décennies et pour cesser ce cercle vicieux de la violence, des représailles et de l'impunité. Il faut absolument que les assassins de Claude et de Ghislaine soient retrouvés et jugés pour montrer que l'Etat de droit doit enfin exister dans ce pays ».
Outrage over the murder of two special envoys of RFI in Mali
Claude Verlon and Ghislaine Dupont in Kidal in Mali in July .
Reactions are many after the kidnapping and execution Saturday, November 2, 2013 , Ghislaine Dupont and Claude Verlon , two special envoys RFI Kidal , north- western Mali. The announcement of their deaths plunged writing RFI deep sadness and sparked a wave of emotion in France . President François Hollande has expressed " outrage at this heinous act ." The Paris prosecutor's office , he announced the opening of a preliminary investigation for kidnapping followed by murder in connection with a terrorist enterprise .
" We bow to the memory of our two brothers died in the line of duty . The authors of this serious act must not go unpunished. The new Malian authorities have the necessary obligation to conduct an investigation to arrest the perpetrators , but also to strengthen security in the north of the country for journalists in Mali and elsewhere , can continue to go there to do their job in serenity on behalf of the public's right to information , "said Gabriel Baglo, Africa director of the International Federation of Journalists .
" The summary execution of two journalists from RFI , Ghislaine Dupont and Claude Verlon is an unspeakable and disgusting act. That journalists who have the courage to cover an area as the Kidal region are found killed in cold blood at the output of an interview , it's not only arouses indignation , but a deep disgust " for his response from Christophe Deloire , secretary general of Reporters without Borders .
"We condemn in the strongest terms the double murder which unfortunately shows the state of lawlessness that still exists in the north of Mali . This assassination is not only a criminal act but an act of terrorism to intimidate the external looks , " Reporters Without Borders considers .
The Union of press clubs in France and French ( UCP2F ) is , in turn , " in shock ." "This is a real outrage , consternation and revolt that drives us after the murder of Ghislaine Dupont and Claude Verlon writes President UCP2F Karl SIVATTE . This crime is pure and simple expression of the barbarity of those who committed it . This painful circumstance reminds us that the mission of informing and press freedom are not granted. "
Determination of Mali and France against terrorism
French President Francois Hollande has expressed his " outrage at this heinous act ." Teaming up with the pain of the families , he sent " a message of solidarity to the whole writing RFI ." In the evening, the President of Mali , Ibrahim Boubacar Keita called his French counterpart, Francois Hollande, to send him " the condolences of the people of Mali , following the murder of two journalists from RFI , Ghislaine Dupont and Claude Verlon ." The two leaders affirmed their commitment to " relentlessly pursue the fight against terrorist groups that are present in northern Mali . The heinous murders today Kidal can only strengthen the resolve of the two countries to continue and win this common struggle against terrorism , "according to a statement from the Elysee released in the evening.
The Security Council of the United Nations expressed its condolences to the families of the victims and the French government. In a statement released on the night of Saturday to Sunday, 15 members condemn the murder of our two colleagues. The Security Council recalls that " journalists, media professionals and those associated with them, engaged in the theater of armed conflict are usually considered as civilians and shall be respected and protected as such . " According to the statement adopted unanimously , the 15 members call the Malian government to" promptly investigate " the matter and " to bring criminals to justice. " The conviction is strong : the Security Council speaks of " terrorist act " of "criminal and unjustifiable ".
Master Sidiki Kaba, Senegalese Minister of Justice and former President of the FIDH , also expressed his condolences to RFI . "I 'm sad and shocked and hoped that the killers will be arrested and will report to the justice," he said.
Edem Kodjo , former Prime Minister of Togo and former Secretary General of the OAU, said his "outrage" at the " cowardly and heinous murder " of two special envoys RFI Mali. On behalf of Pax Africana Foundation , which he is president , Edem Kodjo expressed "support for the family of RFI journalists who risk their lives every day brings a touch of humanity in these torn areas fratricidal conflict. "
Marc Mapingou , international communicator, former campaign manager and adviser to President Pascal Lissouba Congo Brazzaville , said he was too excited and sad at the news :
"I was personally affected by the loss of Ghislaine Dupont and Claude Verlon . Elections in Mali , I could measure their courage and determination in the search for information when they asked me to promote their first trip to the plane of Kidal candidate Dramane Dembelé for which I was Special Advisor strategic Operations in the presidential elections . I am very moved tonight , and I express my sympathy to all saddened RFI journalists and families of our two friends. May their courage and their passion for their craft, as an example to all those who cherish the dream of a world where peace and love should be the most widely shared values . Ghislaine and I care for the memory of Claude constructive discussions we had in Bamako for Africa they loved so much. Their voices continue to echo in our hearts . "
For his part, the chief diplomat of the European Union , Catherine Ashton expressed her "deep sadness " before " this heinous crime " as one of its spokesmen .
Reactions have been numerous, especially in the French political class. "Journalists Ghislaine Dupont and Claude Verlon , first on the scene to report , analyze and testify were loosely targeted, while they were doing their job . I know that the services of the French State, in connection with the Malian authorities , will make every effort to know the circumstances of this tragedy , " said in a statement Claude Bartolone , President ( PS) of the National Assembly .
Expressing "dismay " Aurélie Filipetti , French Minister of Culture and Communication , expresses his thoughts to the families of our two colleagues. "This is a very heavy to freedom of information reached. A precious freedom , essential in any democracy , and they did their job . And they did it well . They did it to defend freedom around the world. This is really a great loss loss Ghislaine Dupont and Claude Verlon , "said the minister micro RFI . " I think we should continue , not give up anything , especially . We will not close the mouth of RFI . We will not close the mouth of the freedom of information. Journalists continue , and French journalists in particular , to do their work, " she thought . "These two tragic deaths have reminded us how the independence and freedom of the press are essential values, but , unfortunately, are often taken as a target by the barbarism and terrorism of all ilk . "
"These heinous crimes add to the heavy toll of journalists - with courage and a sense of duty deserve our utmost respect - go on dangerous terrain to inform us ," said for his part Martine Aubry, mayor ( PS) of Lille. "This barbaric act called more than ever the countries in West Africa , Europe and France to intensify their efforts to achieve peace and development , the first condition remains the eradication of terrorism ," said Razzy Hammadi , Socialist deputy who chairs the Mali - France friendship Group in the National Assembly .
The mayor of Paris , Bertrand Delanoe , meanwhile judge that " this crime reveals the barbarity of those who committed it , as it demonstrates the fanatic who lives and deadly ideology." It calls for "freedom of the press , so dear to our two compatriots died [ is ] forbidden anywhere and at any time . "
Former Foreign Minister Michel Barnier expressed his sadness. "I also think other RFI journalists , Johanne Sutton, Jean Hélène who disappeared in other tragic circumstances," he said. " This is an opportunity for me to salute the courage of the journalists , knowing the risks they take , because they do it for a certain idea of information , a certain idea of democracy. Regarding RFI , it is also more particularly with the link they make , they keep with the whole community of African journalists. I wish all teams RFI , which do a great job , do not be discouraged, they maintain the lively and loud "
Rama Yade, former Secretary of State for Human Rights, mentioned on Twitter a "brutal and huge tragedy " and expressed his " sad thoughts for families and RFI ."
" Ghislaine and Claude were part of these brilliant journalists that we are so committed to this fight for human rights ," has responded to its share Jean -Marie Burden , director of the office of the organization France advocacy rights, human Rights Watch. Calling for an independent investigation , it also calls for the application of justice: "We must find who did this and end the culture of impunity which has unfortunately too Mali marked the decades and to stop this vicious circle of violence , retaliation and impunity . It is imperative that the murderers of Claude and Ghislaine be found and tried to show that the rule of law must finally exist in this country. "
Thé Mulindwas Communication Group
"With Yoweri Museveni and Dr. Kiiza Besigye Uganda is in anarchy"
Kuungana Mulindwa Mawasiliano Kikundi
"Pamoja na Yoweri Museveni na Dk. Kiiza Besigye Uganda ni katika machafuko"
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